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Conférence du 15 mai 2019 sur le B.I.M. organisée par les sections Afdet Ain-Loire-Rhône et Isère à la CCI Nord Isère


Le B.I.M (Building Information Modeling ou Building Information Management) est avant tout une démarche voire une méthode dépassant la simple utilisation des modèles numériques dans la construction. C’est ce qu’en dit Philippe VALENTIN, créateur de BIMSKY et notre expert dans cette soirée. Lors de son intervention préalable à une table ronde, il a tenté de nous faire comprendre que les bénéfices du partage de ces modèles par tous les acteurs concernés, vont bien au-delà de la simple prise en compte des contraintes «  métier » mais  contribuent largement, à une véritable optimisation des solutions constructives. Le travail collaboratif nécessaire en amont de tout chantier a des bénéfices humains très supérieurs aux seuls bénéfices technologiques. En effet, il induit des comportements et des attitudes des acteurs très favorables au respect de la parole d’autrui tout en faisant mieux apparaître sa responsabilité. Au fond, dit P. VALENTIN, le B.I.M. est un outil de communication avant tout. Pour autant, il ne faut pas s’imaginer que la maitrise de l’outil d’expression des solutions techniques se substituerait aux compétences métier. Bien au contraire, dit notre expert, il faut munir les acteurs (et les futurs acteurs) de compétences dans la manipulation des modèles numériques mais au profit d’une réalisation métier. Etre ouvert, être bienveillant, avoir une bonne vision spatiale et maitriser l’art constructif sont les qualités requises des acteurs de demain.

A notre table ronde participaient Dominique SALIN, chef d’une entreprise de génie climatique et Thierry RAMPILLON, architecte. Nous souhaitions avoir, de leur part, des éclairages sur les besoins en qualification. Pour débuter leurs propos, tous deux ont confirmé les propos de P. VALENTIN, à savoir que la communication entre les acteurs est dominante sur la connaissance de l’outil. Selon D. SALIN, cela induit en interne une manière différente de travailler avec un vrai bénéfice d’optimisation des solutions. A la question posée de savoir où en est la concurrence, celui-ci nous répond que les concurrents sont encore peu nombreux à avoir fait le saut. Ce n’est pas une question d’investissement mais une question d’état d’esprit, alors qu’il faut parfois peu de choses pour que les gens s’engagent. Il nous indique que seulement 20% des professionnels de la construction sont formés (38% chez les ingénieurs). La formation se résume souvent aux 7 jours proposés par le fournisseur du logiciel.

Thierry RAMPILLON, avant  de répondre à notre question, nous propose une vision particulière du BIM qui est, bien sûr, l’abandon d’une démarche linéaire et séquentielle au profit d’une démarche circulaire et concentrique, mais il voit dans l’outil numérique un outil qui stimule la créativité en permettant de se tromper et de corriger très vite (être créatif sans être dangereux), mais avec une aptitude requise, l’aptitude à douter qui doit faire entrer dans un processus de vérification puis de validation. Pour T.RAMPILLON, la formation ne doit pas être un prétexte pour ne pas s’engager : avec un minimum de connaissances de l’outil, on apprendra très vite en se mettant dans l’action, c’est-à-dire le projet, sans se fixer sur l’outil. Il faut apprendre à apprendre, ajoute P. VALENTIN.

Toujours dans l’objectif de mieux connaitre l’impact du B.I.M sur les compétences des acteurs, nous avions aussi invité Michel LOISY, IPR, Christophe CLEYET, IEN et Didier MOUSSE, DDFPT afin de savoir qu’est-ce qui était engagé dans l’éducation nationale pour former les élèves. Nous avons appris que dans l’ensemble, l’essentiel du temps est encore consacré à la connaissance de l’outil informatique. Pour C. CLEYET, dans les formations pré bac, on apprend cependant à manipuler des modèles numériques issus des entreprises. Les établissements ont encore des besoins en équipement. Mais à la question de savoir comment développer des compétences au travail collaboratif, ces personnes nous ont dit qu’il était encore trop difficile de mettre en place des situations de projet (inter métiers). Pour P. VALENTIN, il ne faut pas obligatoirement  rechercher les seules situations professionnelles mais rechercher aussi dans des pédagogies de détours, le développement de comportements et d’aptitudes au travail collaboratif, comme….. le théâtre par exemple avec ses prises de parole.

Certes, le public n’était pas aussi important que nous l’aurions souhaité (environ une quarantaine de personnes). Mais, par cette initiative des deux sections, Ain-Loire-Rhône et Isère, nous avons une fois de plus démontré que l’Afdet peut aussi assurer un rôle de veille technologique, en particulier au profit des organismes de formation. Quoiqu’il en soit, le public interrogé nous a fait part de sa grande satisfaction.

A.MAMESSIER – Afdet AURA

 


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