Non classé


DU TAYLORISME A LA FORMATION PROFESSIONNELLE


Pour que la démarche pédagogique de la transmission, qui est la plus pratiquée par les enseignants soit efficace il faut :

  • Que les cadres de référence du professeur et de l’élève soient voisins. Leur façon de donner du sens aux choses est proche, ce qui est de plus en plus rare.
    • En fait l’élève ne retient que ce qui a du sens pour lui.
  • Rares sont les vocations précises, parce que toutes les formes d’action sollicitent l’être et l’émeuvent également, et surtout parce qu’il aspire à un délai pour démêler ses possibilités et ses préférences. René HUBERT
  • Une orientation professionnelle réussie consiste dans la rencontre des aptitudes et des goûts du candidat avec les besoins de la nation. Ceux-là sont déterminés par l’hérédité et varient selon le développement culturel du sujet, ceux-ci sont fonction de la conjoncture économique et sociale.

 

Le numéro HORS SERIE de l’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE de JUIN 2013, a pour titre : « APPRENDRE LE CONCRET ».

Personnellement, je ne pense pas que l’on puisse apprendre le « CONCRET ».

Par contre, ce dont je suis sûr, c’est que pour motiver des élèves à l’apprentissage d’un métier, il faut que la formation s’appuie sur du concret, mais du concret réaliste par rapport au métier.

Pour que les élèves comprennent et appréhendent le langage du professeur ou du maître d’apprentissage, il est indispensable qu’ils soient mis en situation de symbiose avec les spécificités du langage et de la philosophie d’un métier.

Je propose donc, de mettre en œuvre une organisation des activités de pratiques professionnelles permettant aux élèves de s’imprégner d’une réalité industrielle, celle de la production. Par une stratégie adaptée, les élèves prendront conscience de la nécessité d’acquérir une culture technique et technologique nécessaire à l’évolution dans un métier.

Vous trouverez, ci-après, les grandes lignes de la mise en œuvre d’un processus de formation pour des élèves débutants.

BIBLIOGRAPHIE :

  • Une Usine et des hommes Bernard DUBOIS   Ingénieur
  • La psychologie des adolescents         Louise PEPIN  Psychologue
  • Précis d’Organisation Industrielle Pierre CAMUSAT
  • La Qualité des produits Industriels Christian MARIA
  • Chagrin d’école Daniel PENNAC

L’orientation professionnelle de l’adolescent.

Du TAYLORISME à la stratégie pédagogique en formation professionnelle et technique

Constat

Le décrochage en cours de formation professionnelle ne cesse de m’étonner.

En effet, un élève du collège qui ne trouve pas de motivation dans un enseignement théorique dont il ne perçoit pas les tenants et les aboutissants, espère et devrait trouver dans une formation professionnelle du concret et du sens aux apprentissages.

Qu’en est-il ?

Si c’est souvent le cas, tout au moins partiellement, c’est parfois dans certaines disciplines une approche très (trop) théorisée d’un métier, les enseignants considérant parfois qu’il faut savoir (avoir des connaissances technologiques) avant de réaliser, ce qui engendre la déception et la démotivation !

Cette approche résulte souvent de la formation des enseignants techniques d’un haut niveau de formation théorique, qui n’ont pas de vécu industriel ou, qui reproduisent ce qu’ils ont vécu comme des bons élèves qu’ils étaient probablement.

La structure des référentiels de formation professionnelle, en mettant en avant des compétences techniques nécessitant un niveau plus ou moins important de savoirs, nous montre le contraire. Cette démarche, que l’on a semblé découvrir il y a quelques années, a été appliquée par TAYLOR.

En effet, l’Organisation Scientifique du Travail (O.S.T), permet de réaliser des produits de technologie complexe en employant des ouvriers sans formation technique.

Si, dans ce type d’organisation du travail, certains ouvriers exécutaient la même tâche chaque jour, chaque semaine, chaque mois et à longueur d’année, d’autres volontaires et à l’esprit curieux se sont aguerris à de multiples postes de travail. Par cette attitude, ils ont acquis des compétences professionnelles de haut niveau par leur démarche intellectuelle et grâce aussi à la formation continue ou aux cours de promotion sociale.

On peut donc, en s’inspirant de cette méthode, motiver les élèves débutants par des activités pratiques d’opérations de base conduisant à la fabrication d’un produit industriel complexe. Ainsi, en valorisant leurs actions et en leur permettant d’occuper au cours de cette phase de formation divers postes de travail en les motivant pour l’acquisition de savoirs nécessaires à l’évolution et à l’adaptation professionnelle.

L’idéal, comme j’ai pu le pratiquer, est d’avoir un produit industriel à réaliser en série et de façon régulière. Ceci n’est pas souvent possible. Il faut aussi prendre en compte le coût d’une production importante en ce qui concerne les composants.

Aussi, tenant compte des équipements existants dans les Lycées Professionnels, il y a moyen de mettre en œuvre une chaîne de production réaliste sans que cela n’engendre une dépense exorbitante de la part de l’établissement ou des institutions qui financent les formations.

SCENARIO

Le lycée est sollicité par une entreprise pour réaliser des platines destinées à être implantées dans des armoires afin d’alimenter des moteurs de machines d’usinage (perceuses) ou de conditionnement dans l’agroalimentaire, etc.

Avant d’accepter cette commande, il est nécessaire de réaliser une simulation de production de ces platines afin de vérifier la faisabilité de la production et de respecter les délais de livraison.

Exploitation

Lorsque le processus est bien rodé, il pourra servir de support à l’action menée auprès des élèves de troisième de collège sous la tutelle des élèves de lycée professionnel.

La mise en place de ce processus pourra également être réalisé lors des journées portes ouvertes de l’établissement de formation.

Les visiteurs, parents élèves, pourront ainsi observer de près des élèves en activités professionnelles.

On pourra également amener en observation des élèves de lycée des sections STI 2D et même des élèves de BTS.

CONCLUSION

Bien sûr, il ne s’agit dans cette démarche, que de réaliser les fondations du bâtiment de la formation des futurs ouvriers professionnels. Lorsque les élèves auront réalisé ce travail, ils auront acquis quelques réflexes d’action qui les libéreront et leur donneront l’envie d’apprendre plus pour ne plus être de simples exécutants.

Travail préalable (F1 ORGANISATION – Tâche T1-1 à T1-6):

  1. Réaliser un prototype en déterminant le nombre de vis à mettre en œuvre et la longueur des faisceaux de connexion.
  2. Inventorier les quantités de matériel disponible et l’étiqueter (tableau excel ou autre).
  3. Répartir l’activité pour chaque poste de travail (f/nombre de vis) avec un maximum de dix postes, essai en armoire de confinement compris.
  4. Réaliser des croquis de phase pour chaque poste.
  5. Créer une fiche de suivi type que chaque opérateur devra compléter.
  6. Chronométrer, consigner, en vue d’une amélioration du process.

Lancement de la production

Exemple : si la chaine de production comporte 9 postes de travail dont l’armoire de confinement, le lancement consiste à organiser les deux premiers postes en groupe, puis les autres postes(6) sont organisés par les élèves en équipe.

Une évaluation des compétences relatives à l’organisation (F1 voir RAP) pourra être réalisée.

Une réunion de chantier sera organisée et les compétences relatives à la communication développées.    Etc , etc

Lorsque la production sera lancée, chaque platine passant de poste en poste sera accompagnée d’une fiche de suivi que chaque opérateur devra renseigner.


afdet5962

Les actualités


Tous les articles

L'AFDET publie


L'Afdet en région


carte de france

Restez informé


1 Complétez le champ suivant
Captcha ÷ 1 = 3
2 Complétez votre e-mail

Laissez nous votre adresse mail pour vous tenir informé de nos actualités

Suivez nous :

Contact


178, rue du Temple
75003 Paris
France

Tél : 01 42 74 00 64
Fax : 01 42 74 03 69
mail : information@afdet.org
site : www.afdet.org